Entretien avec Delfina Brea et Aranzazu Osorio après leur première tournée en Espagne

Publiée le 6 août 2015

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Suite à la première tournée en Espagne de Delfina Brea (15 ans et numéro 14 dans le classement de l’APP) et d´Aranzazu Osoro (19 ans et numéro 11 dans le classement de l’APP), nous avons l´occasion de parler avec elles avant son retour en Argentine. Satisfaites des résultats de ce premier voyage, elles sont sûres et certaines que ce ne sera pas le dernier. Elles sont jeunes et pleines d´énergie avec un grand avenir devant elles.

Elles ont profité de leur séjour dans le World Padel Tour de Málaga pour signer leur contrat de sponsoring avec la société Monte-Carlo International Sports, organisatrice du prochain Monte-Carlo Padel Master, le premier événement international du WPT en 2015.

Quel est le bilan de cette tournée ?

Aranzazu : Le bilan de la tournée est très bon; nous avons eu des bons résultats dans les tournois et je pense que cette expérience nous a aidé à nous consolider davantage comme une équipe. Nous avons eu des hauts et des bas, mais je pense que nous avons fait un très bon travail et nous gardons de ces tournois des bonnes expériences pour continuer à travailler et à améliorer chaque jour.

Delfina : Je pense que l’équilibre est très bon, nous avons pu voir que nous sommes à un bon niveau; nous avons gagné le tournoi préliminaire dans le circuit catalan et raté l’entrée en cadre de Málaga dans le World Padel Tour.

Êtes-vous satisfaites de votre rendement ?

Aranzazu : Je suis satisfaite du rendement de l’équipe, mais je pense que nous avons encore beaucoup de choses à améliorer.

Delfina : Oui, dans notre première tournée nous avons pu nous adapter très bien à la piste, mieux que nous le pensions, et nous avons pu jouer à un bon niveau.

Étant donné que c´était votre premier tournoi WPT, qu’est-ce qui a attiré le plus votre attention ?

Aranzazu : j´ai été étonnée par la quantité de fans du padel qu´il y a en Espagne et le nombre de personnes qui sont venues voir le tournoi! C´est très excitant de voir comment les gens encouragent les joueurs et célèbrent les points! Ça me donne la chair de poule entrer dans le stade et voir autant de monde qui attend de voir le jeu de padel.

Delfina : Même si je savais que l’Espagne est le pays où plus le padel est le plus joué, j´ai été frappée par le nombre de personnes qui suivent, pratiquent et soutiennent ce sport.

Comment avez-vous vu le niveau de jeu des joueuses ?

Aranzazu : Le niveau de jeu est très bon, toutes les joueuses sont bien formées et très bien physiquement.

Delfina : je l’ai trouvé très bon. Même si en Argentine il ya de très bonnes joueuses, en Espagne sont les meilleures du monde !

Après avoir gagné deux matchs de pre préliminaire et de préliminaire vous avez perdu contre un couple qui a ensuite remporté la première ronde. Quels sont vos sentiments après avoir été si proches de la victoire ?

Aranzazu : C´était très difficile pour moi de perdre ce match car nous étions très proches de le gagner, mais je pense que cela nous a motivé à entraîner encore plus dur, à profiter d´avantage les opportunités et à être plus constantes dans notre jeu.

Delfina : De la tristesse d’abord, de ne pas avoir été en mesure de gagner le match même si nous étions 6-3-3-0, soit par inexpérience soit pour penser que nous étions dans le cadre. D’autre part, de la joie, car nous avons étés au niveau d’un très bon couple comme celui de Esther Lasheras et Cinthia Pérez, qui ont remporté la première ronde du Master.

Quels sont les aspects que vous devez envisager de renforcer ?

Aranzazu : Ce que nous devons vraiment améliorer c´est notre entraînement physique; au-delà des lacunes techniques mineures, l´essentiel du padel aujourd’hui c´est la forme physique et nous devons nous améliorer beaucoup dans ce sens.

Delfina : Surtout la forme physique. Les pistes en Argentine sont différentes de celles de l’Espagne, puisque la surface est en béton et la plupart sont couvertes; le fait d’avoir à glisser avec le sable et faire plus de travail avec les jambes pour se déplacer, fait que une meilleure préparation physique soit indispensable.

Avez-vous l’intention de retourner en Espagne pour jouer en compétition ?

Aranzazu : Nous en avons parlé les deux et c´est clair que nous aimerions y retourner dès que possible. En fait, mon rêve est de vivre en Espagne et me consacrer au padel.

Delfina : Oui, toutes les deux avons hâte d´y retourner. Si l’on veut vraiment se livrer à ce sport, l’Espagne est le pays idéal.

Qui voudriez-vous remercier pour vous avoir aidé à construire votre carrière ?

Aranzazu : Je tiens à remercier Monte-Carlo International Sport, en particulier son PDG Fabrice Pastor, qui a tout fait pour que ce voyage soit possible; également « Nito » Brea, qui est mon entraîneur, et qui a organisé ce tour, et nous a accompagnées et soutenues en tout moment. Aussi, je remercie l’équipe qui a dû rester en Argentine, qui se compose de Emilio Cervasi (entraîneur) et Sebastian Garcia Prado (entraîneur physique), à Bullpadel qui me donne les raquettes, les sacs à main et les vêtements, et bien sûr à ma famille, qui m’a soutenu tout le temps.

Delfina : Je tiens à remercier Fabrice Pastor, qui a fait ce rêve de venir jouer en Espagne possible; à Nito Brea qui est mon père et mon entraîneur avec Emilio Cervasi et Sebastian Garcia Prado (responsable de notre entraînement physique). Enfin, à tous mes sponsors, à 40 Grados pour les vêtements, à Bullpadel Argentine pour les raquettes et à J´Hayber pour les chaussures, ainsi qu´à Monte-Carlo International Sports.